Nos sorties
Article collectif sur la sortie du Mardi 16 décembre:
"Bonjour,
Avec notre classe, nous sommes allés au musée Fabre. On a posé nos manteaux et nos sacs puis une gentille dame est venue pour nous faire la visite. Je pensais que le musée ne me plairait pas mais... pas du tout! Chaque toile que je voyais, je me disais qu'il y avait une histoire derrière. La classe et moi, nous étions fascinés par les tableaux. Je me posais des questions à chaque toile: "Comment a-t-il pu faire ce tableau? Combien de temps ça lui a pris? Comment le modèle tenait tout ce temps pour les peintres?" (Yassin)
"A cette époque, une petite guerre se manifeste entre la peinture académique et l'art plus moderne: tandis que les peintres académiques peignent des sujets traditionnels à thème religieux (catholiques) ou mythologiques, Delacroix, Courbet, Bazille vont explorer de nouveaux thèmes". (Eloan)
"Les femmes d'Alger est une toile peinte par Delacroix avec dessus trois femmes sur le sol et une servante qui relève le rideau qui vient illuminer les femmes et le met en valeur. Pour le peintre, voir les traits de pinceau est essentiel" (Lyah)
"J'ai bien aimé la technique de peinture, car le touche par touche donne un léger effet de floutage" (Basillia)
Puis nous sommes passés devant des oeuvres du peintre académique Cabanel. Un des tableaux est nommé "L'ange déchu". Nous avons pu comprendre que les corps nus étaient plus souvent représentés car ils étaient très durs à réaliser." (Basillia)
"Les nus permettaient aux peintres de montrer qu'ils étaient talentueux" (Lyah).
"Comme c'est très fatiguant pour les gens qui posent pour les peintres, parfois ils embauchaient des clowns pour divertir ceux qui posent". (Malak G)
"La guide nous a dit que Cabanel était né à Montpellier" (Hafsa)
"Cabanel était le peintre officiel de Napoléon III. Dans une autre salle, la guide nous a montré les tableaux géants faits par Courbet. Un tableau avec de telles dimensions, jusque-là, c'était pour les sujets religieux, importants, (Chahid)
"Mais Courbet n'a pas aimé ça, après tout c'est le peintre qui décide ce qu'il doit faire dans son tableau! La taille... il fait ce qu'il veut! Courbet a fait un tableau qui n'a rien à voir avec la religion ni la mythologie. O voyait deux femmes qui étaient en train de passer un moment près de la rivière: elles vont nager et elles se reposaient." (Yassin)
"Déjà, Courbet était socialiste! Et en opposition avec la peinture académique, en dessinant des moments de la vie quotidienne, en de très grands tableaux. La guide nous a aussi raconté le côté homme politique de Courbet, car pendant la guerre franco-prussienne il fut nommé pour protéger les oeuvres des musées." (Samy)
"Il va être du côté de la Révolution et à la fois il appartient à un groupe qui protège le patrimoine, les musées." (Eloan)
"C'est pour sa défense des oeuvres des musées que Napoléon III va lui proposer la légion d'honneur, mais Courbet l'a refusée!" (Yassin)
"Il a passé sa vie à encourager les gens à être libres mais avec l'affaire de la colonne Vendôme, il va être accusé, rattrapé par la police, s'est exilé en Suisse sans argent ni biens, puis il a dit: "Je veux qu'on se souvienne de moi comme d'un homme libre." (Tifani)
"J'admire ce tableau car il n'est pas idéalisé, les femmes sont représentées telles qu'elles sont vraiment,elles s'apprêtent à se baigner. (Basillia)
"Les baigneuses" a été acheté par Alfred Bruyas, ce dernier est mécène, il l'a ensuite revendu au musée Fabre." (Charaf)
"J'ai compris aussi que les musées reçoivent des tableaux par dons." (Zakaria)
"Avant la fin de la visite nous avons aussi aperçu des tableaux de Frédéric Bazille et nous avons échangé avec la guide sur l'histoire de Bazille." (Samy)
"Cette toile était belle, comme toutes les autres. On voyait une jeune fille de 14 ans assise." (Yassin) "Avec en arrière-plan le petit village de Castelnau-le-lez!" (Charaf)
"Bazille a fait la guerre et il meurt en 1870 à 27 ans à Beaune-la-Rolande. " (Hafsa)
"Son père voulait que son fils fasse des études de médecine, alors Bazille a fait des études de médecine mais il savait bien que ce n'était pas pour lui" (Lyah)
"La question reste: pourquoi s'est-il engagé chez les zouaves?" (Basillia)
"Le plus tragique: Bazille est mort en voulant aider une famille, sous le feu, durant la guerre franco-prussienne!" (Yassin).
"Cette visite nous permet de relier les oeuvres vues au msuée et la vie réelle de l'artiste" (Malak D)
"Après le musée, ce n'était toujours pas fini! Les professeurs ne voulaient pas nous laisser rentrer au collège sans rien apprendre plus alors nous avons décidé d'aller voir le tombeau de Bazille. Dans le cimetière, un silence total, à part le bruit des gouttes de la pluie. Nous avons beaucoup de chance car nous sommes arrivés quelques jours après que le maire est venu déposer des bouquets." (Yassin)
"Le tombeau était grand et neuf, il venait d'être restauré." (Tifani)
"Nous sommes aussi allés au cimetière protestant pour voir le tombeau de Frédéric Bazille. Nous avons croisé un employé qui s'occupait du cimetière et avons pu discuter avec lui, il nous a raconté des choses intéressantes." (Nesrine)
"Sur le tombeau de Bazille il y a l'allégorie de la Jeunesse." (Samy)
"Un homme nous a parlé de Bazille et de ses descendants, de la tombe qui a été restaurée". (Eloan)
"Ce tombeau a été fait pour rendre hommage au soldat qu'était Bazille et non au peintre" (Lyne)
"J'ai trouvé le moment au cimetière très mouvant car je me suis dit que Bazille se trouvait devant nous mais enterré. J'ai particulièrement aimé découvrir les différents types de peintures et bien comprendre les différences. Cette sortie m'a permis de mieux connaître l'art du XIXe siècle et la vie de Bazille". (Malak D)
"Le tombeau de Frédéric Bazille a été construit par son ami le sculpteur Auguste Baussan" (Malak G)
"J'ai beaucoup aimé cette sortie car elle m'a permis de mieux comprendre la peinture et l'histoire des artistes. Ce que j'ai préféré c'est "Les femmes d'Alger" à cause de ses couleurs et son ambiance particulière (Nesrine)
"La sortie était très constructive, j'espère qu'on en fera d'autres comme celle-ci." (Malak G)
Article complémentaire (cliquez ici) sur la restauration du tombeau de Bazille.
Article sur la sortie du mardi 25 novembre:
Le collège Gérard-Philipe est partenaire des Rencontres franco-espagnoles : à cette occasion des élèves de la classe sont venues, le 24 novembre, salle Pétrarque, parler de leur sortie à Douch auprès des 3emes de l'an dernier qui présentaient leur carte interactive du maquis Bir-Hakeim.
C'est ainsi que la classe Mémoire et solidarité a été invitée par la cité Scolaire Françoise-Combes, impliquée elle aussi dans les Rencontres franco-espagnoles, à la projection du film d'animation « La Traversée », de Florence Miailhe, le mardi 25 novembre après-midi!

Nous avons donc pris le tramway et nos pieds pour découvrir ce film sur lequel nous avions en amont travaillé, avec l'analyse de séquence du Centre National du Cinéma qui décortique la première scène du film, située dans un atelier d'artiste.
La voix de la narratrice qui dit « Toute ma vie, j'ai dessiné » renvoie-t-elle à Kyona, l'héroïne du film, ou à Florence Miailhe la réalisatrice dont la technique est la peinture animée ? L'atelier d'artiste qui ouvre le film offre à voir un carnet de dessins : ceux de Kyona ? Ceux de la réalisatrice qui dit s'être appuyée sur les dessins de sa propre mère et l'exil de ses aïeux, ukrainiens, fuyant en 1905 les pogroms avec leurs dix enfants ?
Au moment où la couleur fait irruption dans les dessins, « le souvenir et le film peuvent alors commencer ». Et c'est un film qui choisit de parler des migrations sous la forme d'un conte, que nous avons vu! Deux enfants se promènent en se chamaillant dans la forêt, mais des hommes cagoulés mettent le feu à leur village. Les hommes armés crient : « Tous les mêmes ! ». Ce sont des propos haineux, animalisants: « Vermine ! Rats !», qui ont tout d'injures raciales.
Alors les parents décident de fuir les persécutions et d'immigrer mais ils sont séparés et l'aventure des enfants sans leurs parents commence… A partir de là, Kyona et son frère vont rencontrer plusieurs personnes, vivre dans une décharge ; une maison monstrueuse, un camp de réfugiés...
Pour parler du trafic d'enfants, la séquence du conte horrifique permet de nous positionner du point de vue des enfants vendus, de leurs émotions. Les parents adoptifs, qui en réalité les achètent, on dirait des monstres! Et la petite musique met mal à l'aise ! Ils leur imposent des noms différents, effacent leur identité et on a presque peur qu'ils finissent par les dévorer ! On a l'impression que la prétendue mère joue un peu à la dînette ou à la poupée avec eux ! Beaucoup d'entre nous ont cité comme passage favori celui où ils s'échappent de cette famille riche et ensuite libèrent les oiseaux enfermés dans une cage !
Séparés après cette fuite, le frère et la sœur se retrouvent après l'hiver, et seront adoptés par un cirque ambulant, où ils apprennent que la vie c'est "ni tout noir, ni tout blanc" avant d'atterrir dans un camp de réfugiés militarisé, où des enfants plus jeunes qu'eux encore ont une grande envie que Kyona les dessine, qu'on les regarde…
Le motif qui parcourt le film c'est celui des oiseaux, de la pie amie de Kyona, l'allégorie de la liberté.
Si nous avions la chance de rencontrer Florence Miailhe, nous aurions beaucoup de questions à lui poser : par exemple: « comment anime-t-on la fumée ? ». Des questions sur le travail d'équipe ; sur ses différentes inspirations pour ce film, chez les cinéastes et les peintres. On croise les doigts!
Article sur la sortie du Jeudi 13 novembre:
Accompagnée de M. Arquin et Mme Rault, la classe sortait ce jeudi-là à la journée! Départ 8h30, pour traverser la ville, en tram et bus, jusqu'à Pierres-Vives, face au lycée professionnel L.de Vinci, qui abrite une médiathèque, un espace destiné aux expositions, mais aussi les Archives départementales de l'Hérault, et leurs 4 missions en "C"!
Sortie à Pierres-Vives par LYNE
Les Archives départementales est un immense bâtiment qui fut inauguré en 2012 et créé par Zaha Hadid.
Les Archives est un lieu pour collecter, classer, conserver et communiquer des documents.
collecter ......................................... classer......................................................................conserver .............................................................communiquer!
Durant la sortie à Pierres-Vives nous avons visité les coulisses des Archives. Pendant la visite nous avons découvert le travail d'un archiviste en nous rendant dans plusieurs endroits, chacun dévolu à une des 4 missions : le garage qui collecte; la salle de tri et salle de réception des versements où l'on classe; la salle des archives en quarantaine où l'on conserve; et les salles de lecture et d'expositions où l'on communique des documents au public.
Le travail commence par le déchargement des archives au garage.

Ces dossiers sont alors triés selon leur importance, puis ils seront réorganisés par un archiviste selon les lieux d'origine, l'auteur, le producteur…
Ils sont conservés avec des techniques de conservations et des matériaux spécifiques pour éviter de les abimer (comme des boîtes solides, du papier étanche…).
Les archives sont parfois placées dans une autre salle, le magasin. Le magasin est un endroit fermé au public qui conserve des documents fragiles ou anciens. Les archives sont classées dans une salle sur des étagères (qui m'ont paru petites mais très remplies) où elles pourront être empruntées par le public intéressé par la mémoire du passé, par des contextes historiques précis, et dans des situations concrètes comme la recherche d'héritiers, le besoin de prouver des droits, la nécessité pour un notaire d'établir une filiation ou un achat foncier… Elles sont conservées dans le plus grand soin!
Parfois certaines archives ont besoin d'être restaurées à cause de leur état et des dégradations commises par les ennemis du papier (le feu, l'humidité, les insectes/rongeurs, la lumière). Le papier me semble très fragile et vulnérable, durant l'explication de la médiatrice, Pascale Grossetti! Pour cette raison, des archivistes réécrivent ou tout simplement réparent les documents et manuscrits avec de nombreux outils (par exemple le papier japonais…).
La visite m'a plu. Elle nous a fait découvrir les coulisses des archives ainsi que le travail d'un archiviste. Les archivistes sont très organisés, curieux, patients. Le bâtiment est assez grand, mystérieux et silencieux avec une architecture impressionnante. Elle m'a fait découvrir des choses que j'ignorais (comme les étapes de rangement, les reconstitutions des documents…).
Jeu de l'oie démocratique

Le Jeu de l'oie portait sur l'histoire de la démocratie républicaine : on devait répondre à des questions sur cette période.
Nous avons découvert, appris de nouveaux termes de vocabulaire et abordé les différentes crises des inventaires, ainsi que la culture civique et républicaine. Le jeu m'a bien plu parce qu'il était simple à comprendre, que les questions étaient intéressantes, qu'il n'y avait pas seulement des questions sur nos connaissances.
Le jeu se jouait au sol avec un dé. Les questions variaient en fonction des cases sur lesquelles on était tombé. On pouvait avoir des avantages (« rejouer » sur la case « Marianne ») ou désavantages (retour à la case départ).
Ce jeu était éducatif et amusant : un bon moment convivial !
Article sur la sortie du vendredi 26 septembre:
La 4e "Mémoire et solidarité", accompagnée de M. Desclèves, Mme Aquilina et Mme Rault, sortait ce 26 septembre de 9h à midi, pour un atelier avec les bénévoles de SOS Méditerranée.
Les séances récentes en géographie portaient sur des études de cas de migrations aux causes diverses; en français, la classe travaille sur l'adaptation moderne de Roméo et Juliette qu'est West side story, qui superpose à l'intrigue de Shakespeare l'histoire des migrations américaines du XXe siècle.
Ce jour, la 4B - au Peyrou - a rencontré deux retraitées bénévoles de l'ONG SOS Méditerranée.
Les élèves ont posé une pluie de questions et pris des notes pour rédiger ce week-end un compte-rendu pour leur professeure de géographie, Mme Anguiviel.
Articles sur la sortie du samedi 20 septembre:
Sortie à DOUCH
"Nous sommes allés au maquis Bir-Hakeim à DOUCH pour commémorer les jeunes soldats morts là-bas pour leur pays à cause des nazis. Notamment Jean-Marie Allex et Alphonse Landrieux.
C'était très solennel et pourtant, je n'avais pas envie de rigoler.
Ca fait trop bizarre de se dire que là où l'on marche, des personnes sont mortes pour nous alors qu'elles ne nous connaissent pas !
Le préfet de l'Hérault a dit, je crois, qu'il faut se souvenir du sacrifice que ces gens ont fait pour nous. La chorale du village a chanté « La marseillaise » et « Le chant des partisans ».
Finalement, même avec des personnes haut-placées, l'ambiance était très familiale.
J'ai bien aimé l'histoire des gants blancs qu'il faut mettre si le Préfet les met et inversement : c'était très intéressant.
Mais il faisait froid !"
ARYA
"Le 20 septembre, notre classe est allée au hameau de Douch, dans les Cévennes. C'est un lieu important de la Résistance pendant la seconde guerre mondiale qu'on appelle aussi « le signal » de la Résistance(1)
Nous avons commémoré la mémoire de deux jeunes maquisards tués ici, Jean-Marie Allex et Alphonse Landrieux. Le Préfet de l'Hérault était présent et il a parlé spécialement pour nous, collégiens de Gérard-Philipe ! Il a rappelé que la liberté n'est pas un « cadeau », mais qu'elle se défend toujours, et que nous devons garder vivante la mémoire de ceux qui se sont battus pour elle.Il y avait aussi la chorale du village, qui a chanté des chansons de la Résistance.
C'était très émouvant, j'ai eu presque des frissons ! J'ai été surprise qu'il y ait autant de monde rassemblé dans un si petit hameau. Ce qui m'a plu c'est que les habitants avaient l'air très fiers de partager cette histoire avec nous !
Je retiens que Jean-Marie et Alphonse étaient très jeunes, et qu'ils ont donné leur vie pour que nous soyons libres Ca fait réfléchir et ça donne aussi du courage pour l'avenir. Merci pour cette sortie !" TIFANI
(1)Le Général de Gaulle a en effet écrit dans ses Mémoires : « Le 10 septembre à Douch se déroule un combat en règle qui semble une sorte de signal.».


Galerie - Commémoration à Douch (commune de Rosis- Hérault) du maquis Bir-Hakeim, et en particulier du combat que De Gaulle appellera le "signal", celui du 10 septembre 1943, premier combat de la Résistance intérieure face aux nazis. J.Allex et A.Landrieux y perdent la vie.
82 ans plus tard, des jeunes découvrent l'histoire du maquis Bir-Hakeim et le courage d'individus à peine plus vieux qu'eux, qui luttèrent contre les nazis et pour la Liberté.
